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Place du Trocadero

Aux cotés de François Fillon, place du Trocadero.

Pas pour vilipender les juges ou je ne sais quels traîtres – il n’y a pas de vérité absolue au milieu d’une crise et je n’aime pas les mots blessants inutiles – mais au nom de quelques principes très simples à comprendre, dont le respect est au moins aussi important que celui de la parole donnée :

1. Le respect de la démocratie, et du vote organisé à l’automne dernier. J’ai suffisamment souffert du manque de respect du vote populaire en 2007 lorsque le Parlement a ratifié ce que le peuple avait rejeté deux ans avant, pour faire de même aujourd’hui. En démocratie, on respecte le résultat des urnes.

2. Le respect de la présomption d’innocence, qui veut qu’on ne juge pas coupable quelqu’un sur la base d’évidences habilement présentées par des médias à charge.

3. Le respect des idées, car je maintiens que si Alain Juppé est un homme estimable, ses idées ne sont pas les mêmes que celles de François Fillon. Sauf à considérer que tout est substituable, on ne peut pas faire comme si leurs visions pour le pays étaient identiques.

Je sais que certaines personnes que j’apprécie beaucoup ont fait des choix différents, au nom de la victoire ou du réalisme politique, ou encore de l’éthique. Je les comprends, et ne les juge pas. Mais il y a un principe de réalité : François Fillon s’estime innocent, et tient la barre. Il est aujourd’hui notre candidat et seul lui, et pas les cadres, les ténors, les juges ou je ne sais qui, peut décider de se retirer. Aujourd’hui, François Fillon a donné rendez vous au peuple, sous la pluie et le froid : on ne pose pas un lapin au peuple. J’ai mis mon imperméable 🙂

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