Edito : 18 juin, jour de combat

Edito : 18 juin, jour de combat

Il y a 7 ans, les Vauclusiens me faisaient l’honneur d’être élu pour la première fois député de Vaucluse. Il y a 2 ans, ils faisaient le choix de me réélire. 7 ans de bonheur, avec une équipe de talent : Claude Melquior, mon suppléant ; Delphine Cresp Pirola, Gaëtan Inard qui a remplacé en janvier Léonard Zerbib ; Mireille Richard ; Bernard Hulin et Olivier Vollaire.

Depuis juin 2018, beaucoup de travail a été accompli. Avec 476 interventions en commission pendant l’année écoulée (131 l’an dernier) et 261 en hémicycle, je prends tous les jours la parole pour défendre ce que je crois être juste et bon pour le Vaucluse, plus que la totalité des autres députés du département cumulé. J’ai été de tous les combats : défense de l’agriculture vauclusienne (mécanisme TODE), des tribunaux de proximité (Carpentras, Pertuis), des hopitaux (Apt), des classes scolaires en milieu rural, de nos sapeurs-pompiers (proposition de loi)…

Je retiens de cette année le fait d’avoir réussi à imposer dans l’agenda de l’assemblée nationale le réexamen de ma proposition de loi contre les squatteurs et locataires indélicats, examinée à l’automne et malheureusement rejetée par la majorité ; la constitution d’une commission d’enquête sur le coût de la transition énergétique dont j’ai pris la présidence après l’éruption de la crise des gilets jaunes (rapport attendu en juillet) afin de comprendre où va l’argent prélevé à la pompe ou sur notre facture d’électricité ; un rapport salué par la presse sur le coût économique de l’éolien.

Je terminais l’an dernier mon édito du 18 juin sur la vague d’antiparlementarisme : je ne croyais pas si bien dire, avec la fronde généralisée contre Emmanuel Macron et sa politique qui est née au mois de Novembre. Je regrette qu’in fine, tout ceci ait conduit à renforcer le président de la République, présenté comme le grand gagnant des européennes.

J’ai traversé cette crise en respectant la volonté des GJ de ne pas s’associer à des politiques, sans les courtiser mais sans les dédaigner. Je les ai respectés. J’ai conclu en animant le Grand Débat et en réfléchissant à une proposition de loi permettant d’assurer un revenu digne, supérieur au seuil de pauvreté, pour les retraités, les adultes handicapés et les français allocataires du RSA. Je travaille désormais sur une proposition concernant les revenus tirés de l’activité (salariés, indépendants).

L’ambiance est aujourd’hui au grand abandon et à la course à la gamelle. Je ne crois pas en la fin de la Droite. La fin des Républicains sous la forme actuelle, sans doute, mais est ce là l’essentiel ? C’est l’occasion selon moi, comme le phenix, de renouer avec une Droite populaire, patriote et humaniste, qui ne place pas la victoire électorale à tout prix ou le taux de croissance comme les alpha et omega de sa survie. Le succès d’Oser la France, notamment au cours de ses Universites d’Ete, démontre qu’il suffirait d’un souffle pour nous réveiller.

En ce 18 juin, jour de colonne vertébrale, de courage et de lucidité, croyez-bien que je suis décidé à me battre car je refuse la fausse alternative RN/LREM, ceux qui déshonorent mes idées et ceux qui en sont l’exact antithèse. Nous devons nous comporter de manière à être à la hauteur du général de Gaulle, qui, à peu près seul, refusa la fatalité et les petits arrangements avec la République.

D’autres combats s’annoncent : nous avons perdu une bataille,…