EDITO : God save Bruxelles

Le peuple Britannique est souverain. Il a choisi de sortir de l’Union Européenne, malgré la coalition des « raisonnables », tout ceux qui expliquaient que ça ne serait pas possible en agitant la peur. La peur ne suffit pas, ne suffit plus, à défendre le projet Européen, c’est le premier message que les élites du continent devraient intégrer.

Au lieu de promettre « Plus d’Europe », plus de fédéralisme et plus de bureaucratie, alors que tous les jours les dégats de l’absence de frontières, du dumping fiscal et de la normalisation excessive sont patents, nous devons proposer une vraie réforme du projet « Europe » avec une véritable Europe des Nations, moins de transferts de souveraineté et plus de démocratie. .

Le second message de cette consultation est que les Britanniques ont eu moins peur de la sortie de l’UE que des migrants. A méditer.

Le troisième message de ce référendum est que le sujet Européen est un sujet majeur, car le peuple attend de l’Union qu’il le protège de la mondialisation, pas qu’il le fragilise. Or, les perdants de l’ouverture tous azimuts sont de plus en plus nombreux et la fracture politique est géographique : Londres la cosmopolite a voté oui, le reste du pays plutôt non. Voilà pourquoi je souhaite aux primaires de la Droite un candidat qui parle à la « France du Non » sans prôner la fin de l’Union Européenne. Sinon, nous laisserons les europhobes parler à tous ceux qui aspirent à une réforme en profondeur des mécanismes européens.

Certains ont théorisé de vouloir faire l’Europe sans les Nations : voilà le résultat. Une Nation sans l’Europe.

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