Edito : Les souvenirs se ramassent à l’appel (du 18 juin).

Edito : Les souvenirs se ramassent à l’appel (du 18 juin).

C’était il y a un an. Le temps passe vite, trop vite. Il y a un an, les électeurs de la cinquième circonscription de Vaucluse faisaient le choix de me renouveller leur confiance en m’envoyant siéger comme député de la Nation. Après un entre-deux-tours difficile, ce jugement des urnes, parfumé d’une lavande qui pointait son nez dans les champs de Provence, venait acter une « remontada » auquels peu de gens croyaient, mais qui était aussi le reflet de 5 années de travail assidu.

Un an plus tard, alors que le temps est venu de mesurer le travail accompli, je suis fier de mon premier bilan.

Je suis en effet, comme le montre le site nosdeputes.fr le député le plus actif du département de Vaucluse : je suis intervenu ainsi plus de fois en hémicycle que la totalité de mes collègues du département en cumulé. Avec 131 interventions en commission contre 26 en moyenne, je suis également très impliqué dans le travail législatif, et classé dans les 150 premiers députés de l’assemblée qu’il s’agisse du nombre d’amendements, de rapports, de questions ou de participations.

A coté de grands accomplissements personnels dans ma vie familiale, laquelle participe de l’équilibre personnel d’un élu, et une candidature interne à la présidence des Républicains qui m’a conduit à intégrer en décembre l’équipe dirigeante, puis à fonder « Oser la France », j’ai essayé de faire entendre votre voix sur les grands textes présentés au Parlement. J’avais promis une opposition intelligente, et c’est ce que j’ai fait, allant dans le sens du gouvernement lorsque cela me semblait constructif (ordonnances travail, alimentation), et m’opposant vigoureusement lorsque les réformes me semblaient anti-économiques (CSG, interdiction des hydrocarbures) ou artificielles (réforme de la SNCF, moralisation de la vie politique).

Assumant la présidence de la mission d’information sur les technologies de chaines de bloc, j’ai aussi intégré en parallèle l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques, et commencé à creuser certains sujets d’avenir (la souveraineté numérique et l’impact sur l’industrie touristique en Vaucluse par exemple) ou d’actualité (linky). A coté de cela, j’ai continué à m’investir dans le champ de l’énergie (sécurité nucléaire, enjeux économiques de la transition énergétique, certificats d’économie d’énergie) en prenant la présidence d’un groupe d’études et en tant que rapporteur spécial sur le budget de l’énergie. Enfin, dans deux jours je défendrai ma première proposition de loi du mandat en hémicycle, sur le respect du droit de propriété.

Il ne servirait à rien de lister ici tous les sujets sur lesquels, à l’échelle d’une année, on peut être amenés à travailler, d’autant qu’ils n’épuiseraient pas la liste des sujets locaux auxquels j’essaye de me confronter lors de mes rendez-vous en permanence (179 rendez vous l’an passé, 34 000 km de route, sans compter les nombreuses représentations que mon suppléant Claude Melquior assure en mon nom), Néanmoins, j’espère que ces quelques éléments sauront vous rassurer quant au choix fait en 2012 puis en 2017.

Malgré le climat d’antiparlementarisme que le Président utilise pour évincer totalement la représentation nationale du jeu politique, il y a de nombreux députés qui travaillent dur et ceux « de l’Ancien Monde » n’ont parfois rien à envier au Nouveau. N’oublions pas que la civilisation est née dans la vieille Europe…

Je profite de ces quelques lignes pour remercier Claude Melquior, mon suppléant, un homme d’une valeur rare ; mon équipe parlementaire –Delphine Cresp PirolaLéonard ZerbibMireille RichardBernard Hulin,Olivier Vollaire – qui tous les jours suit ma cadence pour vous offrir le meilleur d’eux-mêmes ; les bénévoles du RBL, de la Relève Adroite et d’Oser la France qui animent toute l’année la vie politique dans ma circonscription ; et bien entendu par femme, Sarah Aubert Boualem, car si vous avez parfois l’impression de ne pas voir votre député sur le terrain, sachez que l’endroit où on le croise le moins, c’est chez lui !

Edito : Les souvenirs se ramassent à l’appel (du 18 juin).C’était il y a un an. Le temps passe vite, trop vite. Il y…

Publiée par Julien Aubert sur lundi 18 juin 2018