Edito : Mal nommer les choses, c’est rajouter du malheur au monde

Edito : Mal nommer les choses, c’est rajouter du malheur au monde

Edito : Mal nommer les choses, c’est rajouter du malheur au monde

Le dernier tract des Républicains a servi de prétexte en interne à notre famille politique pour condamner un « tract proche des idées du Front National ». Nous n’avons plus besoin d’adversaires idéologiques : ils ont converti certains des nôtres (ou des ex-nôtres) tout fiers de répéter la leçon bien apprise du nouvel assimilé de la grande famille de la bien-pensance.

Un mot utilisé par le Front, c’est un mot radioactif. Une idée utilisée par le Front, c’est qu’elle est taboue.

Il faut dire qu’avec les situations quasi-insurrectionnelles à Notre Dame des Landes, les zadistes et autres black blocs, le grand danger actuellement, c’est l’extrême-droite, pas l’extrême-gauche.

Le tract s’intitule donc : « Pour que la France reste la France ». Horreur, malheur. Vouloir rester nous-mêmes, quelle drôle d’idée dangereuse !

La France ne peut être heureuse qu’en étant « autre ». Voilà pourquoi, l’ouverture, le métissage, le mélange (mais pas l’amalgame), le multi, c’est bon pour la santé. A l’inverse, la transmission, l’Histoire, la culture, les racines, les frontières, c’est mal, c’est le passé.

Dès qu’on protège, c’est qu’on se recroqueville.
Dès qu’on aime son pays, on est passéiste.
Dès qu’on veut des frontières, on est à l’étroit. Comme trop serrés. On manque d’air. C’est étriqué, au secours, de l’oxygène !

Parfois, si on laisse trop fermé, cela donne « la droite moisie ». Celle « aux idées nauséabondes ». Les nouveaux censeurs ne réfléchissent plus, mais ils reniflent beaucoup.

Evidemment nous seuls sommes « caricaturaux ».

Tant pis si c’est cette France-là qui a rayonné dans le monde entier. Pauvres arrivés de fraîche date, vous serez bien déçus : si vous veniez pour ce que la France pouvait représenter pour vous, il sera bientôt trop tard !

Le comble du ridicule de ces censeurs est que la Gauche, elle, n’hésite pas à utiliser ces termes. Relisez le colloque organisé par les amis de Benoit Hamon (doc ci joint). Les malades, on ne leur avait pas passé la consigne !

Vite, un bûcher !