Energiquement vôtre !

Energiquement vôtre !

La vie engendre la vie. L’énergie produit l’énergie. C’est en se dépensant soi-même que l’on devient riche.

(Sarah Bernardt)

 

Le temps file ! Trois années ont passé depuis notre élection à Dominique Santoni et à moi-même, le 17 Juin 2012. L’année qui vient de s’achever aura été riche en travaux et en rebondissements, une année charnière au cours de laquelle j’ai fait distribuer un « journal de mi-mandat » détaillant notre bilan pour ces 30 premiers mois de législature. Vous pouvez vous le procurer en écrivant à contact@julienaubert.fr.

Une année énergique, donc.

S’il fallait ne retenir qu’un chiffre symbolique, ce serait 100 000.

Rassurez-vous, je ne suis pas Monsieur 100 000 volts, comme le génial et regretté Gilbert Bécaud. Mais quand même : il y a quelques semaines, j’ai fêté mon 100 000ème kilomètre parcouru en voiture, soit une moyenne d’environ 800 kilomètres par semaine depuis 3 ans, pour tenir mes différentes réunions, venir vous rencontrer ou vous recevoir en mairie ou dans mes permanences. En 2014 – 2015, ce réseau des permanences a d’ailleurs été revu, avec le transfert de la permanence de Pertuis sur Apt, et le déménagement du bureau de Sault dans des locaux plus spacieux. L’objectif est en effet de s’adapter à la demande, et j’effectue désormais mes permanences en mairie de Pertuis et dans les villages, à la demande. Près de 220 rendez-vous avec les citoyens de Vaucluse ont été organisés, au cours desquels j’ai pu établir un dialogue direct sur les sujets qui vous préoccupent.

Au plan des grands dossiers parlementaires, le fil rouge (ou vert, c’est selon) de l’année écoulée restera le débat sur la Transition énergétique, qui s’est échelonné à l’automne et au printemps : des centaines d’heures d’audition et de travail en commission, sur un texte qui, hélas, illustre les travers d’une époque : des objectifs irréalisables, une absence de moyens, et des dispositions anti-économiques qui vont saper la crédibilité de notre filière nucléaire. En tant qu’orateur du groupe des Républicains/UMP sur ce texte, j’ai défendu pied à pied les emplois de la filière nucléaire, sacrifiée sur l’autel de l’idéologie verte. J’ai plus particulièrement interpellé le gouvernement sur le sort d’AREVA, fragilisée par l’annonce de la fermeture d’un tiers du parc nucléaire à horizon 2025.

Malheureusement, les médias ont donné peu d’importance à ce débat qui concerne au premier chef notre département. Le Vaucluse bénéficie économiquement de la proximité de Cadarache, Iter, Tricastin et Marcoule.

Les observateurs ont préféré « faire le buzz » sur la sanction qui m’a été arbitrairement infligée par Sandrine Mazetier, vice-président(e) de l’Assemblée nationale, au motif que j’aurais violé le règlement en refusant de féminiser son titre. Dans un climat électrique, on m’a même accusé de machisme alors que les faits parlent pour moi : j’ai fait deux campagnes électorales, chacune dirigée par une femme ;j’étais le seul candidat à m’afficher avec ma suppléante lors de ma campagne sur la propagande électorale; le Rassemblement Bleu Lavande et ma section de circonscription des Républicains sont tous les deux animés par des femmes.

Tout ceci est grotesque. Nous vivons à une époque où on punit un Aubert qui parle français et pas un Thevenoud. Nous vivons à une époque où l’orthographe s’écroule dans les copies du baccalauréat, mais où parler un français classique est présenté par certains comme une forme de machisme. Nous vivons à une époque où le règlement de l’Assemblée est contourné pour faire de la politique militante… O tempora, o mores disait-on avant la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem.

Autre grand débat, qui aura beaucoup absorbé d’énergie, la loi Macron. Main dans la main avec les professions réglementées, que j’ai rencontrées à plusieurs reprises tout au long de la préparation de ce texte, j’ai défendu la spécificité du droit français, une certaine idée du service public en milieu rural et une conception de la société qui ne met pas sur le même plan les notaires et la grande distribution. Au final, le gouvernement aura connu une défaite morale en ayant recours à deux reprises à l’article 49.3 de la Constitution, qui oblige la majorité à soutenir le gouvernement, sans quoi celui-ci tombe et la loi n’est pas votée.

L’examen de la loi dite « Touraine » aura, quant à elle, été l’occasion d’alerter le gouvernement sur le manque de médecins en territoires ruraux et de faire le lien avec la déliquescence du service public hospitalier dans nos territoires. Le personnel et les usagers de l’hôpital d’Apt m’auront trouvé à leurs côtés pour manifester notre désarroi face à une logique purement financière. Cette logique aveugle, je l’ai également dénoncée sur la marchandisation du corps humain, en interpellant le gouvernement sur la commercialisation du plasma. Tout notre tissu de donneurs de sang bénévoles risque de disparaître.

Au plan local, les dossiers ouverts en 2012 et 2013 ont tous fait l’objet d’une attention soutenue : fidèle à ma défense du petit commerce, j’ai contribué au retoquage de la seconde mouture de projet de centre commercial des Croisières, à Carpentras. Ce dernier avait été redéposé par le promoteur au prix de quelques arrangements avec la vérité sur le « consensus local ». J’ai prolongé ce combat en convainquant Bruno Le Maire et plus de 200 députés de faire bouger le gouvernement sur le dossier du Régime Social des Indépendants. Le gouvernement ayant choisi de confier à deux députés monocolores issus du PS le soin de proposer des pistes de réflexion, mon groupe a répliqué en créant un groupe de travail composé de 50 députés, que j’ai l’honneur de coprésider. Un grand nombre de réunions publiques sont organisées en juin-septembre sur le territoire, ce qui nous permettra de réfléchir à des solutions concrètes de réforme. Enfin, alerté par Dominique Santoni, je suis intervenu avec succès auprès d’Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, pour obtenir le déblocage en une semaine de près de 50 000 euros d’aides pour le centre-ville d’Apt.

Concernant les sujets environnementaux, je me suis mobilisé pour mettre en échec les permis de prospection pour le gaz de schiste dans le Sud Luberon ( en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Luberon, ce qui montre que je ne suis pas « anti-parc » primaire) et j’entends peser de tout mon poids pour empêcher l’installation d’éoliennes sur le plateau de Sault. J’ai également poursuivi la réflexion sur le Parc naturel régional du Ventoux en organisant à l’automne un débat contradictoire, malheureusement séché par les élus favorables au oui. Anti-parc non, parco-sceptique oui … La défense de l’environnement peut se faire sans parc : la preuve, avec les dossiers précités. Les jours du projet de Parc du Ventoux sont comptés, surtout depuis qu’au tournant du printemps, le Conseil départemental de Vaucluse a basculé à droite, avec l’élection de Maurice Chabert, doyen d’âge, ancien maire de Gordes, élu en binôme avec Dominique Santoni. Il sera nécessaire que la Région soutienne le Département dans les décisions courageuses que j’appelle de mes vœux.

Au plan agricole, un certain nombre de dossiers ont évolué favorablement : ayant interpellé le gouvernement avec une vingtaine de députés concernés, sur le problème de la drosophile suzukii, cette mouche qui ravage nos plantations de cerises, nous avons obtenu un assouplissement des conditions d’utilisation des produits nécessaires pour éradiquer ce parasite. Le combat est cependant loin d’être gagné, tant la machine européenne est lourde à mettre en branle. Je suis également intervenu pour obtenir des exemptions de traitement face au problème de la flavescence dorée, qui frappe les boutures.

Enfin, j’ai pris l’initiative de déposer plusieurs propositions de loi, dont deux ont connu une certaine audience : la première, à l’initiative de Thierry Lagneau, maire de Sorgues, vise à réglementer les cortèges de mariage sur la voie publique, les troubles à l’ordre public se faisant de plus en plus manifestes ; la seconde, suite à l’affaire « Maryvonne », cette octogénaire chassée de chez elle par des squatteurs, vise à créer un délit d’occupation sans droit ni titre, afin de sanctionner tous ceux qui ne respectent pas la propriété d’autrui : squatteurs, mais aussi « hôtes indélicats », comme les mauvais payeurs. La législation a d’ailleurs évolué puisque le 11 juin 2015, nous avons obtenu le vote d’une loi permettant à la police de déloger des squatteurs de votre domicile, une première victoire. Lors de la discussion sur les aires des gens du voyage, j’ai également plaidé pour une automaticité des expulsions par le préfet, en cas de décision judiciaire allant dans ce sens, pour mettre fin à la démission de la République face à ceux qui ne respectent pas encore les aires prévues à cet effet.

Il serait difficile de ne pas citer dans ce bref compte-rendu les épisodes traumatisants de Janvier 2015, qui ont ébranlé la France entière. Face à un monde gorgé de menaces et des ennemis qui n’ont pas peur de nous défier, nous devons abandonner les postures médiatiques, le vocabulaire-qui-a-peur-de-son-ombre et les formules creuses. Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.

La République a besoin d’hommes et de femmes qui croient en elle. C’est ce que mon parti politique a voulu dire en se rebaptisant, mais la défense de Marianne appartient à tous les Français qui l’aiment et la chérissent.

Dans cette si belle circonscription de Vaucluse, nous portons, Dominique Santoni et moi-même, l’espoir d’une Droite nouvelle, fière d’elle-même, première étape d’une reconquête en 2017. Une Droite énergique. Notre Rassemblement bleu lavande, fondé il y a deux ans, est actif, rassemble plus de 200 membres, et se bat pour faire revenir l’éthique au cœur du politique. Je n’ai aucune potion magique, mais je suis convaincu que seul le travail, toujours le travail, encore le travail convaincront les Français qu’une autre politique est possible. C’est ainsi qu’il faut lire mon bilan chiffré de l’année écoulée au Parlement : 1909 amendements signés (26ème rang parmi les 577 députés), 448 interventions en commission (8ème rang), 7 questions orales (20ème rang). et 754 interventions en hémicycle (9ème rang).

Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.

(Georges Clémenceau)