Inquiétude des producteurs de lavande sur la réglementation européenne: Julien Aubert interroge le Ministre de l’Agriculture

Inquiétude des producteurs de lavande sur la réglementation européenne: Julien Aubert interroge le Ministre de l’Agriculture

M. Julien Aubert appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur sur l’inquiétude des producteurs de lavande au sujet de la réglementation européenne REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des produits Chimiques).

Si l’objectif de cette réglementation est légitime, puisqu’il s’agit de protéger le consommateur des produits chimiques, il est inconcevable que les plantes, et donc les huiles essentielles qui en sont extraites, soient assimilées à des produits chimiques. De même, il est ridicule d’assimiler un distillateur à un fabricant, puisque ce sont les plantes qui produisent de l’huile essentielle.

A cause de cette réglementation, les distillateurs devront produire des dossiers pour chaque huile essentielle, afin de mettre en évidence leur caractéristiques physico-chimiques, toxicologiques et éco-toxicologiques. Or, s’agissant d’une huile essentielle, il est impossible de fournir ces données puisqu’elles varient en fonction du sol, du soleil. Exiger une « carte d’identité » pour chaque huile essentielle est une aberration car il existe autant de cartes d’identité que de producteurs et de sites où la lavande est plantée.

Ces dossiers représentent en outre un coût financier énorme. De plus, le Conseil scientifique de la Communauté européenne a décidé de limiter au maximum les produits potentiellement allergènes dans les cosmétiques et les parfums. Or, l’huile essentielle de lavande est concernée car elle contient des molécules naturelles de linalol et les taux autorisés sont tellement infimes que cette réglementation pourrait bien mettre en péril l’existence même des distillateurs et des producteurs de lavande. C’est la raison pour laquelle il est indispensable de convaincre les autorités européennes d’assouplir ces réglementations, afin de préserver la production de lavande et les emplois qui en dépendent dans toute la filière.

Il lui demande, par conséquent, quelles mesures le gouvernement entend prendre en ce sens, afin d’apaiser la légitime inquiétude des producteurs.