Pourquoi j’ai voté contre le plan Hollande d’aide à la Grèce ?

Pourquoi j’ai voté contre le plan Hollande d’aide à la Grèce ?

Pour quatre raisons :

1. Parce que cet accord foule aux pieds la volonté du peuple grec exprimé lors du référendum du 5 juillet. Je défends une Europe des Nations, une Europe des peuples, pas une construction artificielle, imposée par en haut.

2. Parce que cet accord prévoit une liste impressionnante de mesures d’austérité qu’aucun peuple n’accepterait et qui ne peuvent que prolonger le malheur du peuple grec. Où est l’idéal européen lorsque Bruxelles démolit la souveraineté d’un Etat en lui imposant des mesures qui vont jusque dans le détail de sa législation ? Quel dangereux précédent !

3. Parce que cet accord est un emplâtre sur une jambe de bois qui va coûter quelques milliards de plus au contribuable Français pour prolonger de quelques mois l’acharnement thérapeutique sur un pays qui ne peut pas se maintenir dans l’euro. Ce nouveau chèque, qu’il soit en blanc ou pas, accroitra la facture lorsque viendra l’heure des comptes. Il faut arrêter de prêter de l’argent que nous n’avons plus !

4. Parce que le Premier ministre grec lui-même ne croit pas à un plan dicté par le ministre des Finances allemand, et que François Hollande cherche à présenter comme un accord historique. Si les Grecs n’y croient pas, pourquoi croirais-je en eux ?

Laisser sortir la Grèce, même temporairement, aurait permis de tester à petite échelle un scénario risqué. Si demain le Portugal ou l’Espagne connaissent le même sort, il sera trop tard pour savoir quels sont les vrais risques…