La petite arrière-boutique des horreurs

La petite arrière-boutique des horreurs

En 2017, la Droite doit proposer de remettre de l’ordre en France.

Remettre de l’ordre. Le vilain mot. L’ordre, dans la psyché actuelle de la Gauche, gangrénée par l’anarchisme libertaire « soixante-huitard », c’est le synonyme de Vichy et de l’autoritarisme. Quand un mot devient suspect, on l’euthanasie.

C’est ainsi que la gauche, par conviction, et la droite, traumatisée intellectuellement par la gauche, n’osent pas utiliser les mots. Comme les mots “race”, “austérité”, “arabe”, “noir”, “ordre” qui sont menacés d’être remisés à l’arrière-boutique des mots gênants.

Mettons les pieds dans le plat :

La France est confrontée à un début de dislocation sociale. Dans nos banlieues, se sont créés des ghettos ethniques, où seuls prospèrent le trafic de drogue et le désespoir des habitants abandonnés par la République aux bandes et trafics.

Le résultat ? Cette population disparait des radars de la République, et on a peur que ses éléments les plus déracinés se manifestent car lorsqu’elle le fait c’est en tant que horde sauvage, un mélange tricolore black – blanc – beur explosif, ultra-violent, manquant totalement de respect pour les lois de la République. D’ailleurs cela va au au-delà d’un problème d’illégalité : c’est un problème de déculturation. Ces jeunes ne sont ni islamistes, ni anarchistes, ni altermondialistes, ni anti-racistes. Ils ne brandissent aucune revendication, aucune idéologie, aucune alternative. Ils sont juste un condensé d’ultra-violence, une force sauvage, barbare, lâchée au cœur de la cinquième puissance mondiale, sans surmoi et sans conscience politique.

On pourrait aussi pointer les ravages des nomades qui s’établissent aux frontières des villes. Qu’on les appelle Roms, Manouches, Gitans, ou pudiquement “gens du voyage” (un terme englobant qui a le défaut de les confondre avec les nomades évangéliques, qui n’ont rien à voir), les problèmes recensés sont les mêmes : vols, violences, voire dégradations volontaires des fameuses “aires de grand passage” et “aires de gens du voyage”.

Certains veulent atténuer, comprendre, masquer. C’est à dire cacher, masquer, dissimuler. Autruches.

D’autres veulent dénoncer, globaliser, cliver. C’est à dire envenimer, rejeter, instrumentaliser. Boutefeux.

Proposons une alternative : l’ordre. Il faut l’appliquer, sans concession, sans miséricorde, sans parti-pris à l’égard de ceux qui refusent d’être des citoyens.

Remettre de l’ordre, c’est réformer la magistrature et la purger de ses éléments les plus politisés qui instrumentalisent leur statut pour dévoyer l’état de droit.

Remettre de l’ordre, c’est rendre la justice efficace : tout délit est effectivement sanctionné. La tolérance zero doit être remise en selle : il faut lancer un grand programme de construction de prisons et combattre l’abus de droit, c’est à dire ceux qui font du contentieux inutile un mode normal de dialogue social.

Remettre de l’ordre c’est revenir sur les errements politiques concernant la place de la justice. Garantir l’indépendance de la justice, ce n’est pas tolérer qu’une administration publique s’affranchisse de tout contrôle, a fortiori s’il s’agit de celui exercé par les élus du peuple. Et c’est encore moins lui donner un blanc-seing sur son action qui interdirait au pouvoir politique de la critiquer ou de la réformer.

Remettre de l’ordre, c’est assumer la verticalité de l’Etat, l’usage de la force légitime à l’égard de ceux qui menacent la tranquillité de nos concitoyens.