“Les tablettes sont dans les petits papiers des conseillers” (La Provence, le 10 septembre 2014)

“Les tablettes sont dans les petits papiers des conseillers” (La Provence, le 10 septembre 2014)

Les élus de la CoVe veulent tabler sur le numérique, F. Adolphe est d’accord

Les tablettes sont dans les petits papiers des conseillers
(infographie philippe auburtin)

Commissions communautaires, désignation des membres, tableau des effectifs, nominations et approbations… Lundi soir, le conseil de communauté a réglé moult questions administratives. Ainsi, les élus ont entre autres adopté le règlement intérieur, composé les treize commissions (finances, développement économique, culture et patrimoine, transports…) et aussi désigné le représentant de la communauté d’agglomération Ventoux Comtat venaissin auprès de Vaucluse Développement, qui sera donc Francis Adolphe, suppléé par Bruno Gandon.

Former et dématérialiser

Mais qui dit administration dit paperasse. Et dans l’amphithéâtre de l’hôtel de la CoVe, les papiers s’empilent, s’additionnent et se multiplient par le nombre de conseillers communautaires. Résultat de l’opération : un zéro pointé en matière d’écologie. “Quand évitera-t-on la pollution papier et se dotera-t-on de tablettes ?”, demande ainsi Guy Girard, le maire de Crillon-le-Brave. Le président Francis Adolphe ne se soustrait pas à cette éventualité : “C’est l’avenir, c’est prévu”, répond-il, nous allons dématérialiser le plus possible. C’est une demande clairement faite au service informatique et ça nécessitera un minimum de formation.”

Formation, justement, dont quelques élus semblent friands. Avant de se servir d’une tablette numérique, ne doivent-ils pas d’abord savoir lire des documents joints et encore utiliser correctement le site dédié aux élus de la Cove ? A cet effet, Louis Bonnet, élu de l’opposition mazanaise, est demandeur de cours de rattrapage : “Peut-on envisager une formation parce qu’on a parfois du mal à ouvrir les fichiers que l’on reçoit ?”

A défaut d’offrir une hotline à ses vice-présidents et conseillers communautaires, Francis Adolphe les invite à se diriger (pas naviguer) sur le site de la CoVe, sis route de Mazan. Là, ils devraient trouver un service informatique compétent, qui se chargera sans doute de répertorier toutes les FAQ (frequently asked questions) des élus. Tout un programme.

Côté Gare: Les “Voyages Arnaud” pour le Parking relais.

Le candidat Voyages Arnaud, en groupement avec les Cars Lieutaud, a été choisi comme attributaire du futur contrat de délégation de service public (DSP) portant sur l’exploitation du service de transport public collectif de voyageurs sur les communes de la Cove et trois communes limitrophes. La convention de délégation de service public doit prendre effet au 1er décembre 2014 pour une durée de 7 ans et 1 mois, et donc se terminer au 31 décembre 2021.

Outre l’exploitation et la gestion de l’ensemble des lignes (régulières, services scolaires et transports à la demande) du réseau de transport public, le délégataire devra aussi mettre en œuvre des navettes parking relais, étroitement liées à la réouverture de la gare, prévue pour le 1er décembre prochain. Les parkings relais, justement, voilà “un problème complexe”, relève le conseiller et député Julien Aubert, demandant une explication du dispositif. “Si le fret s’en va, on aura des possibilités de créer des parkings du côté Bel Air, dit Francis Adolphe. On n’est pas contre le fret mais contre le fret en centre-ville.” Mais quelle alternative si le fret ne part pas? “Des choses nous échappent, il faut nous laisser quelques mois”, répond encore le président, alors que Léopold Meynaud se félicite de cette DSP, qui “va dans le sens du développement des transports en commun”.

Côté aérodrome: ” Les hélicoptères iront voler plus loin”.

“Avez-vous décidé de prendre une décision?” C’est la question de Julien Aubert à Francis Adolphe, au sujet de l’aérodrome Edgar-Soumille. En clair, l’association Héli-club du Ventoux a-t-elle bien obtenu une boîte aux lettres sur le site, ou non? Dans l’assemblée lundi soir, deux représentants des associations de riverains (notre édition du 2 septembre dernier) écoutent la réponse du président de la CoVe. En substance, il indique qu’aucune autorisation n’a encore été donnée à l’Héli-club du Ventoux pour s’installer, même administrativement, à l’aérodrome. Même dans le cas où l’association obtiendrait cette fameuse adresse, ses hélicoptères ne seraient pas basés à Carpentras. C’est d’ailleurs ce qui doit figurer dans une convention toujours en cours d’élaboration. “Ne pas donner la possibilité de se réunir à l’aérodrome n’empêchera pas les hélicoptères de le survoler, fait remarquer Francis Adolphe. Mon idée, c’était plutôt de leur accorder quelque chose en leur demandant d’aller voler plus loin.”

Voilà qui devrait rassurer les riverains, loin de partager l’avis de la conseillère RBM Jeanne Yvan: “Les riverains savent que s’installer à proximité d’un aérodrome, ça va faire du bruit, notait-elle en effet. Il faut que Carpentras s’ouvre: pourquoi se fermer à des possibilités de développement de l’aérodrome?”