Mensonge royal et bérézina gouvernementale

Mensonge royal et bérézina gouvernementale

Dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la biodiversité, Julien Aubert, Député de Vaucluse, est parvenu, avec ses collègues du groupe UMP, à faire dérailler la volonté gouvernementale de minorer la représentation des chasseurs au sein du conseil d’administration de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

En effet, le texte du gouvernement prévoyait de limiter à 9 sièges sur 22 le nombre de représentants des chasseurs au sein de ce conseil d’administration, alors que ceux-ci bénéficient actuellement de la moitié des sièges, en les remplaçant par des délégués des collectivités territoriales.

Madame Royal affirmait quant à elle qu’il n’en était rien et que les chasseurs garderaient la majorité, ce que Julien Aubert a progressivement démontré comme étant un mensonge. Finalement, l’Assemblée nationale a repoussé la proposition de faire rentrer au conseil d’administration des délégués des collectivités locales, contre l’avis de la majorité et de l’UDI, et en l’absence notoire des députés FN.

L’UMP a obtenu quelques minutes plus tard une minorité de blocage des 2/3 du conseil d’administration ce qui permettra aux chasseurs de s’opposer au rattachement de l’ONCFS à l’agence de la biodiversité s’ils le souhaitent. Désormais les chasseurs avec 9 représentants sur 22 pourront s’opposer seuls au rattachement de l’ONCFS à l’Agence française pour la biodiversité (seulement 8 voix suffisent), une situation bien plus protectrice qu’auparavant où il fallait 12 voix, c’est-à-dire les 11 représentants des chasseurs plus un autre membre du conseil d’administration.

L’enjeu n’est pas seulement administratif puisque les 70 millions d’euros de redevances de la chasse collectés pour l’ONCFS pouvaient être potentiellement récupérés par le gouvernement pour sa nouvelle agence.

Seule l’UMP défend vraiment les chasseurs et la ruralité !