Roms : pour Ayrault, “le devoir des hommes d’État est d’avancer des solutions” (LePoint.fr, le 1er octobre 2013)

Roms : pour Ayrault, “le devoir des hommes d’État est d’avancer des solutions” (LePoint.fr, le 1er octobre 2013)

Le chef du gouvernement a estimé à l’Assemblée qu’il n’y avait “pas de raison d’exacerber” la question et que l’intégration des Roms était possible.

Jean-Marc Ayrault reconnaît que, “s’agissant des Roms, effectivement il y a des situations très difficiles qui donnent lieu à l’installation de campements” illicites. Jean-Marc Ayrault reconnaît que, “s’agissant des Roms, effectivement il y a des situations très difficiles qui donnent lieu à l’installation de campements” illicites.

Jean-Marc Ayrault a jugé mardi à l’Assemblée nationale possible “l’intégration” de cette population, à condition qu’elle respecte “les lois de la République”. “Il n’y a pas de raison d’exacerber toutes ces questions difficiles”, a jugé le Premier ministre, interrogé lors de la séance des questions d’actualité par le député UMP Julien Aubert.

Contrairement au ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, pour qui “les solutions d’intégration” ne peuvent “concerner que quelques familles”, le chef du gouvernement considère que “l’intégration est possible quand on respecte les lois de la République”. Selon lui, “le devoir des hommes d’État est d’avancer concrètement des solutions, de faire progresser, de ne pas mettre les uns contre les autres, de régler les problèmes”. “S’agissant des Roms, effectivement il y a des situations très difficiles qui donnent lieu à l’installation de campements” illicites, a expliqué Jean-Marc Ayrault. Mais ces problèmes peuvent être réglés par l’application de la circulaire gouvernementale d’août 2012, qui concilie selon lui fermeté et accompagnement des familles.

“Lorsque des décisions de justice sont prises, le ministre de l’Intérieur, la police, la gendarmerie exécutent ces décisions de justice”, a assuré Jean-Marc Ayrault, en présence de Manuel Valls. “Des solutions sont trouvées à condition que les personnes concernées respectent les lois de la République”, a-t-il martelé.

Réponse floue à Dominique Baudis

Le Premier ministre a par ailleurs écrit au Défenseur des droits, Dominique Baudis, qui lui avait adressé fin juin un bilan sévère de l’application de la circulaire du 26 août 2012 et s’était plaint vendredi de ne pas avoir obtenu de réponse. “Ce rapport a retenu toute mon attention, et les propositions que vous formulez contribuent au travail d’évaluation que le gouvernement a engagé depuis plusieurs mois”, assure Jean-Marc Ayrault dans cette lettre publiée sur le site internet du Défenseur. Sans répondre à aucune des situations précises soulevées par Dominique Baudis, il se dit “convaincu que (…) les solutions ne peuvent être trouvées que dans la durée”, en échangeant sur les bonnes pratiques, et ajoute avoir “donné des instructions” en ce sens aux différents ministres concernés.

Thierry Mandon, porte-parole des députés PS, s’est dit satisfait de l’intervention dans l’hémicycle de l’Assemblée du Premier ministre. Peu avant, il en avait appelé à l’intervention de Jean-Marc Ayrault pour “arrêter” la “polémique” à la suite du différend entre Manuel Valls et Cécile Duflot. “On aurait pu penser que les ministres soient assez grands pour s’autodiscipliner. Il est dommage que le chef du gouvernement doive ramener tout le monde à la raison”, avait déclaré M. Mandon dans les couloirs de l’Assemblée.