“Sujet bac philo… Qu’en pensent-ils ?” (infoavignon.com, le 25 juin 2013)

“Sujet bac philo… Qu’en pensent-ils ?” (infoavignon.com, le 25 juin 2013)

Lundi dernier, les élèves de terminale générale scientifique ont planché sur le sujet suivant : Peut-on agir moralement sans s’intéresser à la politique ? » (Coefficient 3) La semaine dernière, dès la parution des sujets nous avons demandé à plusieurs élu(e)s toutes familles politiques confondues et à quelques personnalités avignonnaises, de nous livrer leur analyse en quelques lignes, voici le contenu de leur réflexion :

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Julien Aubert : Député de la 5 ème circonscription, diplômé de l’IEP Paris et énarque :

« la question peut être comprise de deux manières :

La première se comprendrait ainsi : Faut-il inévitablement se pencher sur la politique si on veut agir moralement ? La seconde a une acception différente : l’action morale est elle indépendante de l’action politique ?

Bien que la seconde lecture soit plus facile, car directement inspirée du « Prince » de Machiavel, c’est la première interrogation qui est la plus stimulante pour la réflexion : vouloir agir moralement, c’est se fixer un code de valeurs extérieur et donner un sens à son existence.

Or, il devient difficile de vouloir se donner un sens sans s’interroger sur le sens de la société. Celui qui prétend se fixer des règles de vie pour lui-même peut aspirer à les étendre à toute la cité. De manière plus pragmatique, si la croyance depuis Machiavel est que les moralistes font de mauvais politiques, l’actualité récente montre également que nulle société ne peut fonctionner longtemps si elle a pour boussole l’amoralité de ses élus.

Entre Machiavel et nos jours, les médias s’interposent, loupe grossissante et déformante du pouvoir. L’amoralité peut elle survivre au web 2.0 et aux chaines de télévision en continu ? J’en doute. Machiavel est mort, car le Prince vit dans une tour de verre. »ment s’intéresser aux affaires de la cité, ambition plus que louable! Si les déviances de certain