Tout pour tous

Tout pour tous

L’expression du moment est la notion de « mariage pour tous », habile construction sémantique qui permet d’éviter de parler du sujet principal, à savoir le mariage homosexuel. Lorsqu’on y réfléchit, au-delà de son aspect séduisant – le gouvernement joue sur la soif d’égalité -, le terme ne veut strictement rien dire.

En effet, en l’état du droit, tout citoyen majeur a déjà le droit de se marier, y compris une personne homosexuelle. La seule restriction juridique est qu’il le fasse avec une personne majeure du sexe opposé. Le mariage pour tous existe donc en quelque sorte. Par conséquent, le gouvernement actuel ne veut pas élargir le droit au mariage mais plutôt la notion de mariage elle-même. J’en veux pour preuve que  les mineurs ne pourront toujours pas se marier par exemple.

Au-delà du jeu sémantique, il y a une idéologie, bien de Gauche celle-ci : donner à tout le monde tout et son contraire.

C’est au nom de l’idéologie « l’éducation pour tous » que François Mitterrand a prôné le « le bac pour 80% d’une classe d’âge ». Moralité : faute d’amener les élèves à être meilleurs que leurs prédécesseurs, on a abaissé le niveau du bac. Désormais, tout le monde a le bac, mais il ne vaut plus rien.

C’est au nom de l’idéologie « un travail pour tous » que le gouvernement Jospin a démoli l’économie en découpant les heures existantes pour répartir la pénurie. Ce fut les 35 heures. Moralité : la France a complètement décroché dans la compétition mondiale.

C’est au nom de l’idéologie « la santé pour tous » que le même gouvernement Jospin a créé la CMU. Moralité : Elle a fini par devenir un gouffre sans fond et exploser en termes de coût au cours des dix dernières années. Comme cela ne suffisait pas, le récent gouvernement Ayrault a élargi les conditions d’accès à l’Aide Médicale d’Etat pour les immigrés clandestins sur le territoire.

C’est au nom de l’idéologie « la France pour tous » que les gouvernements de Gauche ont ouvert les frontières et assoupli les mécanismes de naturalisation. Récemment, le Président Hollande a proposé « le droit de vote aux étrangers » qu’on pourrait requalifier ainsi : « le droit de vote pour tous ». Moralité : ces étrangers accueillis sans filtre s’entassent désormais dans des conditions sociales déplorables, n’ont pas d’emploi et vivent au crédit de l’Etat providence.

Il faut donc lutter contre cette idéologie du « Pour tous ». Elle conduit à niveler par le bas la société en voulant nier les distinctions sociales. Le seul socialiste à l’avoir théorisé c’est Rocard lorsqu’il avait expliqué : «  La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».

L’égalité, ce n’est pas couper tout ce qui dépasse : cette conception Robespierriste a déjà montré les limites de son application par le passé…

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