Transition énergétique : Julien Aubert demande au gouvernement de clarifier son calendrier

Transition énergétique : Julien Aubert demande au gouvernement de clarifier son calendrier

Alors que le projet de loi sur la transition énergétique devait initialement être présenté aujourd’hui en conseil des ministres, Julien Aubert, Député de Vaucluse et coordinateur du groupe UMP sur le projet de loi, demande instamment au gouvernement de clarifier le calendrier d’examen de ce texte.

« Rentrée 2014 », « automne 2014 », « hiver 2014-2015 », « printemps 2015 »… Depuis deux ans, le calendrier n’a de cesse d’être modifié, avec une accélération notable depuis le 6 juin, que ce soit par Mme Royal elle-même, Matignon ou encore M. Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’Etat en charge des Relation avec le Parlement. Parallèlement, le texte a changé de nature, au gré des inspirations des trois ministres qui se sont succédé. Initialement grande loi de sortie progressive du nucléaire, il s’est mué en projet de transition écologique, avec de revenir avec Ségolène Royal a une approche “en aval” des filières, quasiment industrielle.

Le gouvernement aurait-il retrouvé le sens des réalités ? S’apercevrait-il que la transition énergétique “tous azimuts” et sans planification est un luxe que la France n’a pas les moyens de s’offrir ?  Il semblerait que le Premier Ministre se soit réveillé en bout de parcours, et que l’improvisation, déjà largement testée comme méthode de travail gouvernementale pour la refonte territoriale, se soit de nouveau imposée comme marque de fabrique du gouvernement.  Une chose est sure : cet énième “couac” gouvernemental marque un nouveau désaveu de la Ministre de l’Ecologie.

Tout ceci prêterait à sourire si cette future loi ne conditionnait pas l’avenir de la compétitivité française, sur fond de dogmes écologistes.  Le gouvernement a-t-il conscience des demandes, des besoins et des équilibres de long-terme dans le domaine énergétique, une vision qui dépasserait l’addition d’objectifs “pifométriques” pour aborder les vrais sujets : l’indépendance énergétique de la France, le pouvoir d’achat des Français et le progrès technologique dans l’industrie ? Si tel était le cas, nul n’aurait été besoin de reprendre à trois fois l’ouvrage pour le laisser inachevé, car on peut se demander comment cibler 2030 si, d’un mois à l’autre, les objectifs et les stratégies changent du tout au tout. Il est en tous les cas fondé de s’interroger sur la réelle volonté de faire aboutir une loi efficace, intelligente et en phase avec la réalité, et sur la vision stratégique qui sous-tend ce projet de loi.