Un budget Police-Gendarmerie en-deçà des attentes

Un budget Police-Gendarmerie en-deçà des attentes

Le budget Sécurité (Police-Gendarmerie), qui devait annoncer un changement radical dans la politique de sécurité menée, est à ma grande surprise, un budget étonnement frappé par la rigueur. En effet, il me semble que certaines habitudes de gestion tant décriées par l’ancienne opposition hier, ne font que perdurer aujourd’hui, et perdureront encore demain sous le ministère de manuel Valls. Le vice serait-il devenu vertu ?

Alors que les crédits de la Police nationale sont en augmentation de 3,24%, passant de 9,28 milliards d’€ en 2012 à 9,57 milliards d’€, le nombre de postes diminue : 1218 agents en moins par rapport au précédent budget. S’agissant de la Gendarmerie nationale, le nombre d’agents qui connaît une hausse plus que sensible de 193 postes supplémentaires, est à mettre en balance avec un budget en diminution de 40 millions d’€. En d’autres termes, nos gendarmes seront plus nombreux mais ils devront s’entasser dans des voitures fatiguées, utiliser des ordinateurs vieillissants et amener leurs propres ramettes de papier.

De plus, ce budget prévoit une réduction des crédits de fonctionnement de 29 millions d’€. Comment les policiers et les gendarmes feront-ils pour faire le plein des véhicules alors qu’ils sont en mission ? Comment feront-ils pour imprimer les procès-verbaux qu’ils rédigent ? Comment feront-ils pour accueillir les victimes dans des locaux en bon état? Si le précédent gouvernement avait dû diminuer les crédits de la mission Sécurité, il le fît sans oublier la réalité de terrain et l’amélioration de la qualité du travail des agents par une mutualisation effective des moyens et des redéploiements efficaces.

Ce budget tant attendu par les Français est décevant. Aucune décision forte, aucun marqueur sensible porté, aucune volonté ferme et malheureusement beaucoup d’effets d’annonce. La sécurité des Français n’a pas de prix. Et lorsqu’on augmente la pression fiscale de près de 30 milliards d’€, on se doit de faire un geste autre qu’augmenter simplement les crédits de la sécurité intérieure afin de financer des revalorisations de traitement des fonctionnaires, et non renforcer la présence des forces de l’ordre sur le terrain. L’injustice, c’est maintenant ?!

 

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